“Quand mon père est parti, ma belle-mère m’a sorti de l’orphelinat” : je remercierai toujours Dieu d’avoir une deuxième mère dans ma vie.

Quand j’étais petit, j’avais une famille complète et heureuse. Nous étions trois : moi, maman et papa. Mais la vie nous réserve des surprises inattendues. Maman s’est retrouvée à l’hôpital. Bientôt, elle n’était plus de ce monde. Et papa a commencé à boire. Il essayait  de faire face à sa tristesse.

 

Le frigo était souvent vide. J’allais à l’école sale et affamé.

 

J’ai arrêté d’étudier et de socialiser avec d’autres personnes. Les voisins se sont rendu compte que quelque chose n’allait pas. Ils ont signalé l’affaire aux services sociaux. Ils voulaient retirer les droits parentaux de mon père. Mais il les a convaincus de ne pas le faire. Ils ont accepté, mais ont dit qu’ils reviendraient dans un mois.

 

Après la visite de ces personnes, mon père est immédiatement allé faire du shopping. Ensuite, nous avons nettoyé la maison ensemble. Il a repris ses esprits et à partir de ce moment mon père a cessé de boire de l’alcool.

 

Un jour, mon père m’a dit qu’il devait me présenter une femme. Je ne comprenais pas : n’aime-t-il plus ma mère ? Il a dit qu’il l’aimait. Mais ce sera mieux, car cette femme nous aiderait et on aurait moins de choses à faire.

 

C’est ainsi que j’ai rencontré Mme Marine.

 

Nous lui avons rendu visite et je l’ai aimée. Il a un fils, François, qui a deux ans de moins que moi. Nous sommes devenus amis. Je me souviens qu’à notre retour, j’ai dit à mon père que Mme Marine était une belle femme. Un mois plus tard, nous vivions déjà avec elle. Nous avons commencé à louer notre appartement.

 

La vie s’améliorait. Mais pas pour longtemps. Une autre tragédie nous frappe. Encore une défaite. Cette fois, mon père est décédé.

 

Trois jours plus tard, les travailleurs sociaux sont revenus nous voir. Ils m’ont emmené dans un orphelinat.

 

Mais Mme Marine ne m’a pas laissé tomber. Elle revenait sans cesse me rendre visite et voulait me ramener à la maison.

 

Elle a commencé à récupérer les documents nécessaires pour me faire sortir de l’orphelinat. Mais cela a pris du temps et j’ai arrêté de croire que ce jour viendrait. Jusqu’au jour où on m’a appelé dans le bureau du directeur et on m’a dit que je pouvais rentrer chez moi.

 

Mme Marine et François m’attendaient dehors.

 

Quand je les ai vus, je n’ai pas pu retenir mes larmes. Je les ai serrés fort dans mes bras et j’ai fondu en larmes. J’étais heureux d’être de retour avec ma famille. Mme Marine a essayé de me réconforter et je lui ai dit :

 

“Maman, merci de m’avoir ramené à la maison. Je ferai en sorte que tu ne le regretteras jamais !”

 

Je suis retourné dans ma ville natale et j’ai commencé à fréquenter mon ancienne école.

Le temps a passé vite. J’ai terminé mes études et je suis allé à l’université, puis j’ai trouvé un travail. François et moi, nous nous entendions toujours. Nous n’étions pas de vrais frères de chair et de sang, mais nous le ressentions.

 

Nous avons grandi. Chacun de nous a fondé une famille. Mais nous n’oublions pas maman. Nous venons lui rendre visite tous les week-ends, elle nous prépare de délicieux dîners et nous discutons pendant des heures. Maman s’entend très bien avec nos femmes. Elles sont comme des amies. Je remercierai toujours Dieu d’avoir une deuxième mère dans ma vie. Je ne sais pas où je serais ni qui je deviendrais sans elle.

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