Mort de Nahel : la famille accuse la police de mensonges et réclame une enquête

Un mois jour pour jour après le meurtre Nahel, la famille de l’adolescent a décidé de déposer une demande d’investigation sur un mensonge policier.

Le 27 juin dernier, Nahel, 17 ans, mourrait après avoir été tiré dessus à bout portant, suite à un refus d’obtempérer. Un meurtre à Nanterre (Hauts-de-Seine), qui divise le pays depuis tout juste un mois. Certains considèrent que l’adolescent aurait dû agir différemment, d’autres dénoncent des violences policières répétées.

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La famille de l’adolescent, elle, ne baisse pas les bras. Malgré la somme astronomique atteinte pour la cagnotte du policier mis en cause, ses proches continuent de se battre pour lui. Leur avocat vient de déposer une demande d’investigation pour des faits de “faux en écriture publique.”

La famille accuse les policiers de maquiller le crime

L’entourage de Nahel en est persuadé : les policiers tentent de maquiller la réalité. Ces derniers auraient donné une version des faits selon laquelle l’adolescent aurait eu un comportement dangereux, ce qui justifierait un tir mortel. Un récit peu convaincant pour Mounia, sa mère. Car l’histoire était racontée comme telle avant qu’une vidéo ne fuite sur les réseaux sociaux. Après visionnage, la famille de Nahel, comme de nombreux internautes, doutent de la nécessité du tir.

C’est la fiche Pégase qui poserait problème. Il s’agit d’un document (à valeur non juridique) censé retranscrire le déroulé des faits minute par minute, pour le transmettre à la hiérarchie.

Un témoignage de la police mensonger

Sur celle de l’affaire Nahel il est écrit qu’il aurait “essayé de repartir en fonçant sur le fonctionnaire.” Un récit qui ne concorde pas avec la vidéo. L’IGPN avait d’ailleurs elle-même analysé que l’adolescent avait redémarré à vitesse réduite. Et les déclarations mises en cause ont été appuyées deux heures plus tard par un autre policier, sur la même fiche.

Cela signifie, pour l’avocat de la partie civile, qu’il y avait une réelle volonté de mentir, et qu’il n’est pas question ici d’une erreur faite dans l’urgence des faits. Le juge a donc fait droit de la demande d’investigation pour mensonge policier, et elle a été transmise au procureur, qui pourra statuer. Florian M. l’auteur du tir, est toujours en examen pour “homicide volontaire”, et placé en détention provisoire.

Source utilisée :

Le Parisien

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