Je suis très reconnaissante au destin de ne pas m’avoir permis de tuer mon enfant.

J’avais dix-sept ans quand je suis tombée enceinte. À cette époque, j’étudiais au lycée. J’ai rencontré un garçon de mon village et nous avons commencé à sortir ensemble. J’ai réalisé que je tombais amoureuse de lui et qu’il me témoignait une attention extraordinaire. Nous passions souvent du temps ensemble et nous nous promenions. Nous avons mangé une glace et parlé au téléphone jusqu’à l’aube. Jean était un très beau garçon. Au village, toutes les filles étaient jalouses qu’il me choisisse. Je sentais que je ne pourrais pas vivre sans cet homme. Puis il a commencé à venir chez moi et parfois même à passer la nuit. Le moment est venu où je devais réussir les dernières matières à l’école. J’ai commencé à être irresponsable. Je n’ai pas beaucoup étudié. Quand j’ai rencontré Jean, il n’y avait que lui dans ma tête. Je n’étais pas prête à apprendre.

Je suis arrivée dans la salle où nous avons passé le premier test. J’étais très inquiète. Le professeur est venu, a distribué des devoirs à tout le monde et nous avons commencé à écrire. J’ai commencé à ressentir une douleur terrible au ventre. Ils m’ont immédiatement apporté de l’eau et ont appelé une infirmière. L’infirmière m’a emmené au bureau et m’a examiné. Elle m’a regardé dans les yeux avec un sourire. Au début, je ne savais pas ce qu’elle voulait dire. Elle a posé le test de grossesse sur la table et a demandé à le faire. Je ne voulais pas croire que cela puisse être vrai. Pourquoi ai-je besoin d’un enfant maintenant, je viens tout juste de commencer à ressentir une vraie vie libre. L’infirmière est sortie du bureau et a attendu que je fasse ce test.

J’ai décidé et je l’ai fait. Ce moment où l’on attend le résultat m’a semblé une éternité. Le test a montré un résultat positif. J’ai commencé à pleurer, je ne voulais pas de cette grossesse.

Que vais-je dire à ma famille ? Comment puis-je continuer à vivre ? J’ai d’abord appelé Jean. Je lui ai demandé un rendez-vous. Nous nous sommes rencontrés, je lui ai dit avec peur qu’il deviendrait bientôt père. Il avait l’air heureux, mais j’ai vu un masque d’insatisfaction sur son visage.

Bientôt, Jean a cessé de me contacter. Mes amis ont dit qu’il était parti travailler à l’étranger. Je ne voulais pas de ce bébé. J’ai décidé de ne rien dire à mes parents. Cacher cette terrible nouvelle et avorter en secret. J’ai pris rendez-vous avec le médecin. Le médecin m’a exhorté à ne pas faire cette chose terrible, mais je ne voulais écouter personne.

Il m’a donné le prix de l’avortement. Le montant de ce traitement m’a surpris. Je ne travaillais pas. Jean m’a quitté. Je ne voulais pas demander d’argent à mes parents. J’ai décidé d’aller chez Marie. C’est mon amie depuis l’enfance. J’ai partagé la nouvelle avec elle et lui ai demandé de l’argent.

Marie a aussi commencé à essayer de me convaincre de ne pas faire de bêtises. Vous trouverez votre bonheur et votre enfant vous adorera. Je ne voulais rien entendre, j’ai pris l’argent et je suis partie. Le lendemain, j’ai pris rendez-vous avec le médecin, qui devait avoir lieu dans une semaine. De retour à la maison, mes parents m’ont appelé pour discuter. Maman et papa m’ont dit qu’ils savaient tout. Marie leur a dit.

Nous t’aiderons à élever notre petit-fils, a ajouté papa.

J’ai ressenti un soutien sur lequel je ne comptais même pas. J’ai tout réfléchi et j’ai décidé de garder le bébé.

Le temps a passé, j’ai donné naissance à un garçon. J’ai demandé à Marie d’être la marraine de mon fils. Elle a en fait sauvé la vie de mon bébé.

Maintenant Maxence, c’est le nom de mon fils, grandit et ma famille m’aide dans tout.

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