Madame avez-vous besoin d’un petit garçon ? Il n’y a plus de lait et il ne mange pas de pâtes.

Un garçon de sept ans se promenait au marché aux légumes et offrait son petit frère aux gens. Tout le monde s’est détourné de ce petit garçon sale et crasseux avec un bébé enveloppé dans une couverture brûlée. Mais personne ne se demandait pourquoi il voulait abandonner son nouveau-né.

 

“Madame, vous avez besoin d’un bébé?”

 

Comme d’habitude, le samedi, je venais au marché pour acheter des légumes et des fruits pour une semaine. Alors que je sélectionnais le chou, j’ai soudain senti quelqu’un tirer sur ma manche.

 

“Madame, vous avez peut-être besoin d’un bébé?”

 

Je suis une femme célibataire, j’ai 42 ans. Mon mari et moi n’avons pas réussi parce que je ne pouvais pas lui donner d’enfant, nous nous sommes séparés il y a de nombreuses années. Depuis dix ans, un bébé est mon plus grand désir, j’attendais constamment un événement miraculeux, mais malheureusement, cela n’est jamais arrivé.

 

Récemment, j’ai commencé à collecter des documents pour l’adoption, et voici une proposition…

 

J’ai mis le chou de côté et je suis revenue vers le garçon :

 

“J’en ai besoin! Et tu le donnes comme ça ?

 

” Oui, c’est juste comme ça, je n’ai aucun moyen de le nourrir. Il n’a plus de lait et il ne mange pas de pâtes…”

 

“Quel est ton nom?”

 

“Je m’appelle Sébastien et voici Damien, mon petit frère. Il a deux mois, il ne boit que du lait, moins d’un litre par jour, donc ce n’est pas trop cher, emmenez-le !”

 

“Je m’appelle Nathalie. Sébastien, est-ce que tes parents s’en soucieront si j’emmène Damien ?”

 

” Nous n’avons qu’une nourrice. Elle est allée quelque part il y a trois jours et n’est pas revenue. Je pense qu’elle ne sera heureuse que si quelqu’un prend Damien, parce que de toute façon, on le taquine toujours parce qu’il pleure.”

 

Après l’apparition des enfants et les propos de Sébastien, j’ai compris qu’il s’agissait d’une famille malheureuse. Il fallait agir de toute urgence.

 

L’idée m’est venue à l’esprit que ces enfants m’avaient été envoyés d’en haut, après tout, ce n’était pas sans raison que je collectais des documents pour l’adoption. Mais il me fallait d’abord retrouver cette mère qui laisse tranquillement ses enfants seuls pendant trois jours.

 

“Sébastien, donne-moi Damien. Nous irons chez toi à l’étage, peut-être que ta mère est venue, je dois lui demander la permission.”

 

” Allons-y, ce n’est pas loin d’ici… ”

Sébastien se sentit soudain triste, les larmes lui montèrent aux yeux.

” Sébastien, que s’est-il passé ? Pourquoi pleures-tu?”

 

” Nathalie, je suis vraiment désolé d’abandonner Damien, c’est mon frère, je suis habitué à lui… Mais il ira mieux… Notre voisin dit que tôt ou tard ils nous emmèneront dans un orphelinat…”

 

“Eh bien, peut-être que tu viendras aussi vivre avec moi pour ne pas être séparé de ton frère ?”

 

“Est-ce possible ? Je suis plus âgé après tout.”

 

” Tu peux, l’important c’est que votre mère soit d’accord et que les assistantes sociales donnent leur accord. Ne regretteras-tu pas d’avoir quitté ta mère ?”

 

” Je peux lui rendre visite, mais je ne veux plus vivre avec elle, il vaut mieux aller dans un orphelinat… Elle n’a jamais de temps pour moi, elle vient ivre, crie, ne cuisine que des pâtes… Et quand elle a des invités, Damien et moi devons courir dans la rue jusqu’à tard, jusqu’à ce qu’ils s’effondrent.”

 

Maintenant, les larmes me montaient aux yeux. Nous sommes arrivés à la maison où vivaient les enfants et, étonnamment, nous avons rencontré leur mère à l’entrée ! La femme avait gravement la gueule de bois. Il ressortait clairement de son apparence qu’elle avait bu depuis plusieurs jours. À ce moment-là, il semblait qu’en plus de ses enfants, elle voulait même vendre son âme pour une bouteille…

 

C’est ainsi que j’ai réussi à dire à cette femme que j’aimerais adopter ses enfants. Même si elle était en mauvais état, elle réfléchit quelques minutes et dit :

 

” Combien d’argent donnez-vous pour eux ? ”

 

“Combien voulez-vous ?”

 

“10 000€”

 

“D’accord. Mais seulement après avoir soumis les documents. En attendant, avec votre permission, les garçons resteront avec moi. Maintenant, tu n’as plus de temps pour eux…”

 

” Mais n’oubliez pas… 10 000€ ! Pas moins ! J’attendrai !”

 

“D’accord. D’accord.”

 

J’ai enregistré l’intégralité de notre conversation sur un enregistreur téléphonique et je l’ai transmise aux services sociaux. Nous avons rapidement privé cette vendeuse de ses droits parentaux et adopté formellement les enfants.

 

Les travailleurs sociaux m’ont exhorté à ne pas lui donner l’argent promis, mais moi, en tant que personne qui tient parole, je l’ai fait, car grâce à cette femme perdue dans la vie, j’ai eu deux merveilleux fils !

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