Les cinq examens médicaux imposés par les Allemands aux prisonniers français étaient terrifiants. ?H

Les cinq examens médicaux imposés par les Allemands aux prisonniers français étaient terrifiants.

Il y a des mots qui ne devraient jamais exister, nés dans des pièces sans fenêtre et inscrits sur des formulaires que personne n’aurait jamais dû remplir. “Examen numéro cinq” était le terme utilisé—rien de plus. Pas d’explication, pas de description technique, pas de nom médical officiel; juste un chiffre et une ligne blanche. Lorsque les médecins allemands sont arrivés à ce stade du protocole, ils n’ont rien dit. Ils ont seulement pointé du doigt. Les infirmières quittaient la pièce, les portes étaient verrouillées de l’intérieur et ce qui se passait ensuite n’était jamais écrit. Il n’a survécu que par fragments dans les longues pauses des témoignages, dans les mains qui tremblaient en tenant une tasse de thé des décennies plus tard, et chez les femmes qui sont mortes sans jamais pouvoir dire à haute voix ce qu’elles avaient vu, ressenti ou ce qui leur avait été fait.

Alixen Corbier avait vingt-trois ans lorsqu’elle a été enlevée. Elle n’était ni juive, ni communiste, ni membre de la Résistance. Infirmière dans un hôpital rural près d’Évreux, sa seule faute était d’être présente lorsque des soldats allemands ont pris d’assaut la salle d’urgence à la recherche d’un partisan blessé. Elle ne savait rien, mais ils ont pris son nom, et trois jours plus tard, ils sont venus la chercher. Noémie Feral, institutrice de trente et un ans à Rouen, a été arrêtée parce que son frère s’était enfui avant le service du travail obligatoire; elle a payé pour lui. Isoria Legwen, couturière de dix-neuf ans à Caen, a été dénoncée par une voisine qui convoitait sa machine à coudre sous la fausse accusation de fabriquer clandestinement des drapeaux français. Clotilde de Morepas, veuve de quarante-deux ans et mère de trois enfants, travaillait comme cuisinière dans un restaurant fréquenté par des officiers allemands; elle a été jugée complice parce que quelqu’un a laissé un tract anti-nazi sous une table. Véran Aubri, vingt-sept ans, secrétaire, a fait l’erreur de rire lorsqu’un officier a trébuché dans la rue. Cinq femmes, cinq histoires différentes, mais toutes ont franchi le même seuil d’un immeuble gris de trois étages en périphérie de Rouen. Avant la guerre, c’était une école technique féminine; sous l’occupation, c’est devenu un centre de triage médical officiellement destiné à l’évaluation sanitaire des civils, mais en pratique, c’était tout autre chose….

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