Trois fois en une seule nuit, c’était pire que la mort — et le Vatican en a été témoin.?E

Trois fois en une seule nuit, c’était pire que la mort — et le Vatican en a été témoin.

Le 30 octobre 1501, le Vatican, cœur battant de la chrétienté, a été le théâtre d’un événement si grotesque et si cruel qu’il a fallu des siècles pour que la vérité émerge pleinement des archives censurées. Ce n’était pas une cérémonie religieuse, mais un festin de débauche connu sous le nom de “Banquet des Châtaignes”, orchestré par le Pape Alexandre VI. Dans les appartements privés du souverain pontife, cinquante courtisanes de l’élite romaine ont été contraintes de se déshabiller et de ramper sur le marbre sacré pour ramasser des châtaignes éparpillées au sol, sous les rires gras d’un père et les regards prédateurs d’un frère, César Borgia.

Au milieu de cette scène d’horreur se trouvait Lucrèce Borgia, une jeune femme de 21 ans à la chevelure dorée, qui venait de se marier pour la troisième fois. Son nouvel époux, Alphonse d’Este, héritier du duché de Ferrare, était pétrifié. Il savait que les deux précédents maris de Lucrèce avaient été soit humiliés publiquement, soit froidement assassinés par la famille Borgia. Pour Alphonse, cette union n’était pas une célébration, mais une sentence de mort déguisée en alliance politique. Le Pape, âgé de 69 ans, rayonnait d’une puissance écrasante, traitant son nouveau gendre non pas comme un fils, mais comme du bétail dont on examine la valeur

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