L’ensauvagement politique à Nice : Eric Ciotti traqué comme une proie par la meute LFI

La vidéo qui circule sur les réseaux sociaux est d’une violence symbolique insoutenable pour quiconque croit encore aux valeurs de la République. À Nice, en plein jour, Eric Ciotti, député et figure politique nationale, a été la cible d’un harcèlement de rue coordonné par des militants se revendiquant de La France Insoumise (LFI). Cette scène de chasse à l’homme, où l’élu est poursuivi, insulté et encerclé par une foule hurlante, marque une étape supplémentaire dans l’effondrement du débat démocratique au profit de la violence pure.

Ce que nous voyons n’est pas une simple manifestation d’opposition politique. C’est l’expression d’une haine viscérale qui cherche à déshumaniser l’adversaire. Les visages déformés par la colère, les cris stridents à quelques centimètres du visage de l’élu, et cette volonté physique de bloquer tout mouvement sont les signes cliniques d’un fascisme de rue qui ne dit pas son nom. Ces “militants” ne cherchent pas à convaincre ; ils cherchent à intimider, à terroriser et à exclure physiquement l’opposant de la cité.

L’ironie est cuisante. Ceux qui se drapent dans la vertu pour dénoncer le “péril fasciste” à longueur de journée utilisent aujourd’hui les méthodes les plus abjectes des régimes totalitaires : la loi de la meute contre l’individu. En agissant de la sorte, ces racailles politiques transforment nos centres-villes en zones de non-droit où la liberté de circuler et de s’exprimer est soumise au bon vouloir d’une minorité violente. Si vous ne partagez pas leur radicalité, vous n’avez plus le droit de marcher tranquillement sur un trottoir.

Le silence ou la complaisance des leaders de La France Insoumise face à ces agissements est une faute morale lourde de conséquences. En ne condamnant pas fermement ces actes de traque, ils encouragent tacitement le passage à l’acte physique. La rhétorique du conflit permanent finit par armer psychologiquement des individus qui ne voient plus dans l’élu un contradicteur, mais un ennemi à abattre. C’est ainsi que l’on prépare le terrain à l’irréparable.

La République ne peut survivre si elle tolère que ses représentants soient ainsi jetés en pâture à la fureur de la rue. La dignité d’Eric Ciotti, restant debout face à ce déchaînement de haine, souligne par contraste la lâcheté de ceux qui se cachent derrière le nombre pour agresser. La démocratie repose sur le bulletin de vote, pas sur la capacité à courser un homme dans la rue.

Il est temps que l’État reprenne le contrôle et que la justice se montre implacable. On ne peut plus qualifier ces individus de “militants” ; ce sont des agents du chaos qui piétinent les fondements mêmes de notre pacte social. Si nous acceptons aujourd’hui qu’un député soit ainsi traqué, quel citoyen pourra encore se sentir en sécurité pour exprimer ses opinions demain ? La France doit choisir entre la restauration de l’ordre républicain ou le basculement définitif dans la barbarie de la rue. Le temps presse, car chaque agression non sanctionnée est une victoire pour ceux qui veulent détruire notre démocratie de l’intérieur.

 

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