Julie de Bona – Le Souffle du Dragon : “J’ai mis du temps avant de prendre ma décision” (exclu)

Julie de Bona nous bouleverse dans “Le Souffle du Dragon”, une fiction diffusée sur M6 ce 11 octobre, dans laquelle elle campe une femme en rémission d’un cancer du sein, qui se lance dans une formidable aventure à bord d’une pirogue… L’actrice s’est confiée à “Journal des Femmes” sur ce rôle, ses peurs, ses envies folles…

Julie de Bona - Le Souffle du Dragon : "J'ai mis du temps avant de prendre ma décision" (exclu)
© Laurent Vu/SIPA

La résilience des femmes. Dans Le Souffle du Dragon, une fiction réalisée par Stéphanie Pillonca et à ne pas manquer ce mardi 11 octobre à 21h10 sur M6Julie de Bona interprète avec justesse et authenticité le personnage de Sandrine, une femme qui vient d’apprendre qu’elle est en rémission d’un cancer du sein. Avec plusieurs autres femmes touchées par la maladie, campées par Julie Gayet, Firmine Richard, Annie Grégorio ou encore Lola Dewaere, elle s’entraîne à pagayer sur une embarcation à tête de dragon avec pour objectif de participer à une grande course internationale en Norvège. Un combat pour la vie raconté avec force et poésie et porté par des actrices de talent. Entretien exclusif avec Julie de Bona.

Le Journal des Femmes : Qu’est-ce qui vous a convaincu de participer à cette aventure ?
Julie de Bona : 
La réalisatrice ! Elle avait fait le film Apprendre à Aimer, qui porte sur la trisomie 21. J’ai beaucoup apprécié la façon dont elle réalisait, vraiment différente de mes autres expériences de travail. Elle nous laisse vivre les situations, ne fait pas beaucoup de prises et elle met sa caméra là où il y a de la magie, elle tente de trouver l’authenticité dans ses scènes.

Eprouviez-vous une certaine appréhension avant le tournage ?
Julie de Bona : 
Le sujet du film me faisait un peu peur au début, j’ai mis du temps avant de prendre ma décision ! Mais j’y suis allée car je me suis sentie en confiance avec la réalisatrice. C’est toujours très délicat de jouer avec les drames de certaines personnes. Moi, qui n’ai jamais traversé cette épreuve, suis-je à la hauteur ? Je ne veux pas être une porte-parole, mais je souhaite être au plus proche de ce personnage qui traverse ce que des femmes ont vraiment vécu, je ne veux pas trahir leur histoire. Heureusement, le film est solaire et on y retrouve des scènes empreintes de comédie.

Comment se prépare-t-on à endosser un tel rôle ?
Julie de Bona : 
La manière de travailler de la réalisatrice est si spontanée que l’on doit être encore plus préparé en amont. Donc j’ai travaillé avec ma coach, qui me suit depuis une dizaine d’années. Elle m’aide pour chaque rôle un peu difficile, je deviens vraiment Sandrine, je découvre qui elle était avant le cancer, comment elle a réussi à traverser cela, qui elle devient après… Mais cette coach m’aide à me protéger aussi face aux sensations de mon personnage. Quand je deviens Sandrine, j’essaie de ne pas trop être Julie.

Le corps ne fait pas forcément la différence entre la fiction et la réalité…
Julie de Bona : 
Exactement, mon corps ne comprend pas, il ressent les émotions que je joue, point. Donc il faut les évacuer. Et lorsque le tournage s’achève, je dois quitter ce personnage, ce qui n’est pas toujours simple.

Qu’est-ce qui vous a captivé chez votre personnage ?
Julie de Bona : J’ai aimé Sandrine car elle n’est pas une super héroïne. Elle est une femme normale, mère de famille, caissière, pour qui il est difficile de joindre les deux bouts. Elle lutte contre la charge mentale, ne pense pas beaucoup à elle, mais surtout aux autres… Je la sentais vraiment ancrée dans notre société actuelle. Grâce à ce dragon boat, elle parvient à trouver davantage sa place, à s’affirmer, à assumer sa sensualité… C’est une belle émancipation de femme.

Vous sentez-vous proche de votre personnage, Sandrine ?
Julie de Bona : Quand j’avais 7 ans, j’étais extrêmement timide, je ne savais pas m’affirmer au point qu’il était impossible de me faire sortir un mot (rires). Finalement, je me suis aidée de mon enfance pour transposer à l’écran l’évolution de Sandrine. Je pouvais totalement m’identifier à cette femme, totalement impressionnée face à ses pairs qui ont énormément de caractère. Le fait d’avoir du mal à dire non, de ne pas savoir exactement ce que l’on ressent, ce sont des choses qui me parlent.

Dans Le Souffle du Dragon, mais aussi Le Bazar de la Charité ou Les Combattantes, vous campez des rôles de femmes particulièrement résilientes…
Julie de Bona : J’apprécie ce genre de personnage, mais je suis extrêmement reconnaissante d’avoir pu jouer une femme qui est justement à l’opposée de la résilience dans La Maison d’En Face. C’est quelqu’un qui ne va pas choisir la bonne morale, qui va être manipulatrice, se victimiser. Et cela m’a plu de changer de casquette !

Peut-on espérer une suite à La Maison d’En Face… et seriez-vous partante pour rempiler ?
Julie de Bona : Je ne sais pas encore, je poserai la question à M6. Mais s’il y avait une suite, je serais partante à une condition : que mon personnage devienne complètement folle ! J’ai envie d’aller plus loin dans le côté “psychopathe” et même créer une sorte de monstre…

Ne manquez pas Le Souffle du Dragon, une fiction réalisée par Stéphanie Pillonca, ce mardi 11 octobre à 21h10 sur M6, suivi d’un documentaire consacré aux “dragon ladies”, à 23h30.

Interview exclusive ne pouvant être reprise sans la mention de Journal des Femmes.

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