Annie Girardot aurait eu 91 ans : PHOTOS et secrets de sa vie

Le 28 février 2011, Annie Girardot s’éteignait à Paris. “La Girardot” a marqué les esprits français par sa gouaille, son charisme, sa beauté et ses interprétations magistrales, mais son meilleur rôle restera sans doute celui qu’elle a joué toute sa vie : une femme touchante à souhait. Retour en images à l’occasion de l’anniversaire de l’actrice, qui aurait eu 91 ans ce 25 octobre.

Elle s’est révélée en 1960 dans Rocco et ses frères et sa carrière a explosé. En peu de temps, Annie Girardot est devenue la star du cinéma français, qu’elle a aimé de tout son cœur, mais qui l’a trop souvent délaissée. Femme passionnée, elle a vécu des amours dangereuses, mais toujours intenses. L’actrice a été emportée en 2011 par la maladie d’Alzheimer, qu’elle a combattue jusqu’au dernier acte. Elle aurait célébré ses 91 ans ce 25 octobre.

Enfance et premiers pas dans la comédie

Née à Paris le 25 octobre 1931, Annie Girardot devient orpheline à 2 ans d’un père qui ne l’aura jamais reconnue. Très attachée à sa mère, elle entame des études d’infirmière pour suivre ses pas avant de s’inscrire dans un conservatoire en 1949. Elle ressort en 1954 diplômée du Conservatoire national supérieur d’art dramatique et s’engage alors dans la Comédie-Française.

Deux ans plus tard, elle fait remarquer son talent à Jean Cocteau lors d’une interprétation de la pièce La Machine à écrire. Face à sa soif d’indépendance et son envie de cinéma, Annie Girardot démissionne de la Comédie-Française pour prendre son envol.

Annie Girardot : mariage, divorce, enfant

Elle fait alors un triomphe sur les planches avec Jean Marais dans Deux sur la balançoire, mis en scène par un certain Luchino Visconti. Le réalisateur lui offre le rôle de sa vie dans Rocco et ses frères en 1960, tournage sur lequel elle rencontre son grand amour Renato Salvatori. Le couple se marie en janvier 1962 et voit naître, six mois plus tard, son unique enfant : Giulia. La vie d’Annie Girardot entre Rome et Paris lui permet de tourner avec des réalisateurs italiens comme Marco Ferreri pour Le Mari de la femme à barbe, dans lequel elle interprète une femme-singe. Le long-métrage fait scandale à Cannes.

L’actrice connaît alors un passage à vide professionnel et personnel puisqu’elle se sépare de son mari, trop violent. En 1967, Claude Lelouch, lui offre un rôle dans Vivre pour vivre. Grâce à cette comédie romantique, elle récolte le succès et l’amour : le cinéaste et sa comédienne vivent une belle histoire pendant deux ans. Elle rejoint ensuite le cercle prisé de Michel Audiard, qui la fera jouer dans deux comédies : Elle boit pas, elle fume pas, elle drague pas, mais… elle cause ! et sa suite Elle cause plus… elle flingue. Plus populaire, elle tourne dans La Vieille Fille de Jean-Pierre Blanc avec Philippe Noiret. Un vrai couple de cinéma qui partagera également l’affiche de La Mandarine, Tendre Poulet et On a volé la cuisse de Jupiter.

Sa descente aux enfers

Annie Girardot tombe amoureuse de Bernard Fresson en tournant Les Feux de la Chandeleur : une relation destructrice qui prendra fin, malheureusement, pour les mêmes raisons que son mariage. En 1977, elle obtient le César, son premier, de la Meilleure actrice pour le film Docteur Françoise Gailland de Jean-Louis Bertuccelli. L’actrice, lassée des rôles qu’on lui propose, dévie vers la musique après sa rencontre avec Bob Decout, un réalisateur et parolier. Ensemble, ils montent un spectacle musical qui vire à l’échec et pousse Annie Girardot à hypothéquer son immeuble parisien. Une véritable descente aux enfers commence. Le cinéma l’oublie.

Emotion aux César

Elle continue cependant d’occuper les plateaux pour des téléfilms, qui rencontrent un franc succès. A la 21e cérémonie des César en 1996, elle livre un discours poignant suite à sa récompense de Meilleure actrice dans un second rôle pour Les Misérables de Claude Lelouch : “Je ne sais pas si j’ai manqué au cinéma français, mais à moi, le cinéma français a manqué follement… éperdument… douloureusement. Et votre témoignage, votre amour, me font penser que peut-être, je dis bien peut-être, je ne suis pas encore tout à fait morte.” Michael Haneke lui offre alors un rôle dans La Pianiste, pour lequel elle recevra un César, et dans Caché en 2005 aux côtés de Daniel Auteuil et Juliette Binoche.

La maladie qui l’a emportée

Dans Paris Match en 2006, sa fille Giulia Salvatori révèle qu’Annie Girardot se bat depuis dix ans contre la maladie d’Alzheimer. Pas abattue, l’actrice continue les tournages et le théâtre à l’aide d’une oreillette en cas d’oubli. Elle vit donc sa passion du cinéma jusqu’au bout avant, le 28 février 2011, de définitivement baisser son rideau.

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