Après avoir hérité d’une fortune « injuste » à 30 ans, elle souhaite redistribuer cet argent

Une femme a récemment fait part de sa volonté de redistribuer l’immense pactole qu’elle a reçu en héritage, considérant qu’elle ne mérite pas tout cet argent.

Devenir riche à 30 ans en héritant d’une fortune colossale tombée du ciel, beaucoup en rêvent mais ce n’est pas le cas de tout le monde.

Marlene Engelhorn fait ainsi partie de ces personnes mal à l’aise à l’idée de toucher un tel héritage.

Cette trentenaire, qui possède la double nationalité autrichienne et allemande, est devenue multimillionnaire le 22 septembre dernier suite au décès de sa grand-mère, veuve de l’un des héritiers du géant allemand BASF, le plus grand groupe chimique au monde.

 

 

Elle hérite d’une fortune colossale mais veut redistribuer cet héritage « injuste »

Décédée à l’âge de 95 ans, la défunte – dont la fortune était estimée à 4,2 milliards de dollars selon le magazine Forbes – a légué en effet plusieurs dizaines de millions d’euros à Marlene.

Un héritage « injuste » et difficile à accepter pour la jeune femme qui se sent illégitime car elle n’a « jamais travaillé pour cela », comme elle l’a confié à nos confrères du Monde.

Ignorant la somme exacte qu’elle va toucher car elle n’a « pas encore lu le testament », Marlene a d’ores et déjà fait savoir qu’elle allait redistribuer cet argent. Elle a même demandé à l’État autrichien de lui prélever « au moins 90 % » de cet héritage, alors que les droits de succession ont été supprimés dans le pays depuis 2008.

Crédit photo : @MarleneEnglhorn

Issue de la grande bourgeoisie, elle a toujours su qu’elle hériterait un jour de cette fortune mais ce n’est qu’à l’université publique qu’elle s’est rendue compte du fossé qui la séparait « des gens normaux ». Un choc qui lui a fait prendre conscience qu’elle avait grandi dans « la société parallèle des riches ».

« Il est injuste qu’un être humain soit ultra-riche, qu’il ne paye pas d’impôt et qu’il puisse profiter de sa fortune pour influencer le débat politique sur le sujet », explique-t-elle ainsi.

Militant pour une fiscalité « anti-riches », le hasard du calendrier a voulu que son ouvrage « Geld » (« Argent » en allemand), dans lequel elle détaille sa vision des choses, sorte quelques jours après le décès de sa grand-mère.

Étudiante en littérature allemande, Marlene espère désormais redistribuer son héritage avant d’aller « travailler » comme tout le monde.

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